Nuits Sonores 2012
mai 17th, 2012Du porti, des fraises, et c’est tipar.

Du porti, des fraises, et c’est tipar.


» C’est très ennuyeux de croire, et très passionant de douter. Être en état d’alerte, c’est vivre; se laisser bercer par un sentiment de sécurité c’est mourir. »
Oscar Wilde
C’est à dire qu’il y a un moment où on doute de tout.
Forcément.
Tout va bien pendant un temps, tout semble rouler à merveille, sur tous les plans. Et puis quelque chose tombe. Et là, c’est l’effet domino. Tout s’effondre. Il ne reste plus rien. Chaque petite chose, chaque élément de la vie est remis en question. Tout. Le travail, les relations, les gens, les objectifs, les envies, tout. On aimerait pouvoir en parler. Pouvoir tout discuter à nouveau, choisir.
Mais c’est à ce moment là qu’on réalise qu’on est vraiment seul. Et que ses doutes, personne a vraiment envie de les entendre. Tout le monde s’en fout.
Alors je vais arrêter d’y penser, et puis comme ça, j’arrêterai de tousser par la même occasion.
» Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : j’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois; mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. »
Alfred de Musset – On ne badine pas avec l’Amour.
Je reste.
Jamais, jamais, si tu veux vivre et croître, tu ne pourras dire à la Matière: « Je t’ai assez vue, j’ai fait le tour de tes mystères… j’en ai prélevé de quoi nourrir pour toujours ma pensée… »
Quand même, entends-tu, comme le Sage des Sages, tu porterais dans ta mémoire l’image de tout ce qui peuple la terre ou nage sous les eaux… cette Science ne serait comme rien pour ton âme, parce que toute connaissance abstraite est de l’être fané…
parce que pour comprendre le Monde savoir ne suffit pas: Il faut VOIR, TOUCHER, VIVRE dans la Présence…
boire l’existence toute chaude au sein même de la Réalité… !
Ne dis donc jamais, comme certains: « La matière est usée, la matière est morte ! »
Jusqu’au dernier moment des Siècles, la matière sera jeune et exubérante, étincelante et nouvelle pour qui voudra…
Ne répète pas non plus: « La matière est condamnée, la matière est mauvaise ! »
Quelqu’un est venu qui a dit: « Vous boirez le poison et il ne vous nuira pas! »
et encore:
« La vie sortira de la mort ! »
… et enfin… proférant la parole définitive de ma libération
« Ceci est mon Corps ! »
Non, la pureté n’est pas dans la séparation…mais dans une pénétration plus profonde de l’Univers…
Elle est dans l’Amour de l’unique essence… qui pénètre et travaille toute chose par le dedans… Plus loin que la zone mortelle où s’agitent les personnes et les nombres…
Elle est dans un chaste contact avec ce qui est « le même en tous » !
Oh ! Qu’il est beau l’esprit s’élevant tout paré des richesses de la terre !
Baigne-toi dans la Matière fils d’homme !
Plonge toi en elle, là où elle est la plus violente et la plus profonde !
Lutte dans son courant et bois à son flot !
C’est elle qui a bercé jadis ton inconscience…
c’est elle qui te portera jusqu’à Dieu !
Pierre Teilhard de Chardin.
je voudrais une grande ferme à la campagne, et ouvrir des chambres d’hôtes et une table d’hôtes. Vraiment.