Didon et Énée

Didon est une grande Reine. Fondatrice de la cité de Carthage, elle accueille un jour le valeureux Énée qui vient de laisser derrière lui la ville de Troie en flammes.

Après avoir écouté le récit des aventures du héros, Didon tombe éperduement amoureuse de lui. Cet amour est partagé mais Énée ne peut s’échapper du destin que les Dieux lui ont promis et est obligé de retourner à Troie, malgré les supplications de Didon.

Après le départ d’Énée, Didon fait allumer un immense bucher funéraire et se tue de désespoir avec l’épée de son amant.

Petit résumé qui vous permettra d’apprécier ces deux reprises de ce grand mythe (fortement arrangé par Virgile puisque la fondation de Carthage et la guerre de Troie ont pratiquement trois siècle d’écart…).

Tout d’abord, La mort de Didon peinte par Reynolds, grand portraitiste du 18ème siècle.

La Mort de Didon

La Mort de Didon

La qualité de cette reproduction est tout à fait médiocre je vous l’accorde, mais c’est celle qui m’émeut le plus, de toutes celles que j’ai vues. Didon vient tout juste de se donner la mort, et déjà les deux autres personnages (Probablement sa soeur Anne et Cupidon ) crient leur désespoir.

Pour illustrer cette image (oui, illustrons nos images avec des sons…) un extrait du célèbre Opéra de Henry Purcell qui raconte la funeste histoire de la reine de Carthage.

Voici d’abord La Complainte de Didon, cette magnifique mélodie de la Reine au moment de sa mort. Didon est chantée par Stephanie d’Oustrac et l’Orchestre est dirigé par William Christie.

DIDO
Thy hand, Belinda; darkness shades me:
On thy bosom let me rest:
More I would, but Death invades me:
Death is now a welcome guest.

When I am laid in earth,
May my wrongs create no trouble in thy breast;
Remember me! but ah! forget my fate.

CHORUS
With drooping wings ye cupids come,
and scatter roses on her tomb,
soft and gentle as her heart;
Keep here your watch, and never part

Puis voici l’Opéra tout entier, toujours par William Christie.

Découvrez la playlist Didon et Énée avec William Christie

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Et comme vous avez été sages, dans ma très grande mansuétude, je vous poste ici deux fabuleux tableaux du même Joshua Reynolds.

Cupid Undoing Venus’s Belt

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Cupidon délaçant la ceinture de Vénus

Fabuleuse sensualité qui se dégage ici… Vénus tente de se cacher le visage d’un geste de la main mais son sourire et son regard nous montrent qu’elle a nullement honte d’être exposée ainsi aux yeux de tous… Cupidon, lui, n’a d’yeux que pour elle…

Le deuxième tableau est un merveilleux portrait, là encore, très osé pour l’époque. Mrs Abington est assise et se retourne de sa chaise avec un pouce délicatement déposé sur sa lèvre. Ce geste était vu à l’époque comme vulgaire et très chargé sexuellement…

Mrs Abington

Mrs Abington

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